Maroua : Un froid glacial et violent

Depuis le 2 janvier 2020, le climat de la ville de Maroua a pratiquement atteint une température de 21°C à 14°C.

 

7 heure du matin, les rues de la ville sont presque vides. Les chauffeurs de motos sont recouvert des pieds jusqu’à la tête par des vêtements de froid. Gans, bonnets de neige, blousons sont là l’accoutrement des habitants de la capitale régionale de l’Extrême-Nord depuis le matin du 2 janvier.

 

Il faut noter que la région de l’Extrême-Nord connait deux saison . Donc une pluvieuse qui va de fin juin à septembre et une autre sèche qui, elle se subdivise en deux étapes. La première étape qui est la fraîche ou  froide qui va de novembre jusqu’en début mars et  la seconde, celle de pleine chaleur qui débute en mars et s’achève en mai.

 

Généralement la période de fraîcheur en novembre tourne aux environs des 25° à 23°C et de janvier à février elle reste constante dans les 20°C. Le froid ici est sec et poussé par des vents violant. Des vents qui ont des conséquences néfastes sur la santé de la population. Les lèvres qui se fendillent, la peau qui sèche, une grippe chronique et bien plus. Pour éviter cela les habitants recours souvent à des pratiques bien connues.

 

« Il faut toujours avoir du menthol pour les lèvres. Protéger la peau et les talons des pieds avec de la vaseline pure. Arborer des vêtements avec longues manches et si possible des bonnets. Ceci évitera de se heurter à certaines maladies inattendues.», conseille le Dr Taiwé en service dans la région au compte de Médecins Sans Frontière.

 

Selon les étudiants climatologie à l’Ecole Nationale Supérieure Polytechnique de Maroua « ce changement n’est pas juste une cause provenant de la région. Mais l’avancée du désert et la destruction de certaines zones riches en arbres et arbustes ou des forêts sont là les principaux facteurs de ce changement ». Pour certains étudiants en géophysique à l’Université de Maroua, comme Darbouka H, « Le changement climatique est dû à plusieurs phénomènes, mais l’homme est le principal acteur. Notamment, ici dans le grand nord la consommation du « zouazoua » essence  venant du Nigéria et consommé par la plupart des véhicules polluent abondamment l’air. Et la couche d’ozone subit petit à petit des agressions.» Une situation qui pourrait s’accentuer dans les prochains jours avec cette rentrée du deuxième trimestre.

 

Joël Godjé Mana

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