Mboke Godlive Ntua: « ils ont tous fait une forte mobilisation…»

Parvenu au terme de sa tournée consacrée à l’installation des exécutifs communaux dans le département de la Menoua, le préfet Mboke Godlive Ntua, se réjouit de la mobilisation observée dans les différentes localités.

Vous avez pris presque une semaine pour procéder à l’installation des exécutifs communaux des arrondissements du département de la Menoua. Quel bilan dressez-vous à la fin de ce périple ?

Comme bilan, je peux juste dire que tous les maires sont effectivement en poste. Vous savez, l’installation c’est, officialiser devant le publique, la prise de fonction de ces responsables politiques. Donc on ne peut pas dire qu’il y a un bilan en tant que tel, si non le fait qu’on l’a fait et officiellement il leur a été donné des feuilles de route correspondant à la mission qui est attendue d’eux, à travers la loi, mais surtout à travers le vote qu’ils ont reçu des populations. Le fait qu’ils soient véritablement en poste, constitue le véritable bilan.

Autre constat rentrant dans le bilan, c’est qu’ils ont tous fait une forte mobilisation, qui correspond à une certaine idée qu’on doit faire d’eux, selon leur popularité en vers leurs populations. Cette célébration de la réussite, donne à être satisfait du fait que nous avons des responsables qui sont en symbiose avec leurs populations. On est donc en droit d’attendre des bons résultats.

Installation de l’exécutif communal de Fokoué, le 9 décembre 2020. (c): Mairie de Fokoué.

Est ce que de toutes ces communes, il y a une qui s’est démarquée des autres ?

Non… Je ne vais pas dire qu’il y a un arrondissement qui s’est démarqué; tous se sont fortement impliqués. Ce qui m’a effectivement marqué c’est que c’était le cas partout. A  #Dschang, chef-lieu de l’unité du département, nous avons été très surpris et satisfait d’une forte mobilisation des populations de la ville, des élites, des opérateurs économiques et même un maire en France, originaire de la Menoua, qui a pris part à l’installation officielle de son collègue et frère à  #Dschang. Cela m’a véritablement marqué.

Donc partout ailleurs c’est ce genre de chose qu’on a vu. Je crois que ça démontre que c’est des personnes qui sont engagées avec leurs populations pour changer les choses, notamment, contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations.

Prise de fonction de l’exécutif communal de Fongo Tongo, le 11 décembre 2020. (c): A.K.N.

A Fongo-Tongo, vous avez appelé l’exécutif communal à « se consacrer uniquement à l’essentiel » qu’est ce que vous voulez par là dire ?

A l’essentiel, ça veut dire l’amélioration des conditions de vie des populations, ça veut dire éviter les querelles inutiles entre les membres de l’exécutif ou entre le maire et les conseillers. Ça veut dire éviter les querelles politiques entre les différentes tranches du parti dans lequel ils militent et même avec d’autres formations politiques. Eviter toute chose qui ne concourt pas au développement de la commune. Il est donc question de mener tous les efforts possibles pour pousser tout le monde à regarder dans la même direction.

 

Vous avez également dit qu’ « on peut gouverner de loin, mais on ne peut qu’administrer de près ». Comment expliquez-vous cela ?

C’est pour en réalité dire que le maire doit être proche de ses populations. A la suite de cette phrase, j’ai cité le code général de décentralisation, qui exige la résidence dans la localité concernée. On ne peut pas administrer des gens de  #Dschang en étant à Douala par exemple. Pareil pour Fongo-Tongo, on ne peut pas l’administrer en vivant à Yaoundé. Le maire doit être avec ses populations. Il doit vivre les réalités, suivre ce qui s’y passe au quotidien. Ce n’est que grâce à cela qu’il est à même de prendre des décisions idoines correspondant à la réalité locale.

 

Au cours de ces différentes installations, avez-vous eu à véhiculer des messages appelant les uns et les autres à promouvoir la stabilité et à lutter contre l’insécurité, surtout quand on sait ce qui se passe dans des régions voisines, celles du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, pour ne pas les nommer ?

Oui oui! On a eu à le dire, on ne le dira jamais assez. On continue à le dire à tous ces exécutifs là, pour regarder le domaine sécuritaire. C’est pour cela que je leur ai demandé de travailler en étroite collaboration avec l’autorité administrative et les forces de maintien de l’ordre. On sait qu’il y a une crise sécuritaire chez nos voisins. Je parle ainsi du département du Lebialem, et du Koupe manengouba, du côté de Santchou. Donc c’est un dossier qu’on n’oublie pas, et j’estime qu’ils sont assez conscient de cette vérité.

Propos recueillis par Arnaud Kevin Ngano

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