Média-Affaire Biem Tong: encore un mois d’attente 

Le journaliste et activiste Camerounais passera ses fêtes de fin d’année dans les geôles de la prison centrale de Yaoundé.

Par Guy Etom

 

A 33 ans seulement, Michel Biem Tong encoure la peine de mort. Arrêté depuis le 23 octobre 2018, le promoteur du site web sur l’actualité des droits de l’Homme Human Rights News (Hurinews) a vu son procès ajourné au 02 janvier 2019.

 

Son tout premier procès depuis son arrestation, s’est tenu le  05 décembre dernier  au Tribunal Militaire de Yaoundé et a été de très courte durée. En effet le commissaire du gouvernement a sollicité et obtenu du président du tribunal un renvoi de l’audience. Chose que le conseil du journaliste, constitué pour la circonstance de Me Michele Ndoki et de Me Pierre Essomba Tsoungui, a très mal digérée.

 

Michel Biem Tong passera donc 3 semaines supplémentaires à Kondengui (prison centrale de Yaoundé), où il séjourne depuis le 15 novembre 2018 après 3 semaines passées dans les cellules du Secrétariat d’Etat à La Défense (SED).

 

Initialement mis aux arrêts pour une bande sonore, les chefs d’accusation contre le natif d’Eseka dans le département du Nyong et Kelle région du Centre, ont considérablement évolués. On parle aujourd’hui d’apologie des actes de Terrorisme, apologie des crimes d’atteintes à la sûreté de l’Etat, sécession et révolution et enfin propagation de nouvelles mensongères susceptibles de nuire aux autorités publiques ou à la cohésion nationale. 

 

Après Ahmed ABBA, correspondant en langue haoussa de Radio France Internationale (RFI) au Cameroun, il est le second journaliste à être tombé sous la loi antiterroriste du 23 décembre 2014.  L’année 2019 va-t-elle-  s’ouvrir  sur une bonne nouvelle pour Michel Biem Tong ? L’audience du 02 janvier prochain est donc attendue.

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