Mgr Christophe Zoa : une grande valeur au sein de l’église

Ses œuvres dans le diocèse de Sangmélima, région du Sud-Cameroun, ainsi qu’au sein de l’église catholique sont telles qu’en cette année 2021, un portrait intéressera nécessairement les lecteurs.

L’Abbé Alain Christian Beke, du diocèse de Bafia, dit de lui qu’il est « un homme au grand cœur, un homme qui partage. Il aime non seulement Dieu, mais aussi l’église et tous les hommes. » Sans doute, mais pas seulement. Monseigneur Christophe Zoa est un homme de paix, qui tend toujours vers la perfection dans tout ce qu’il fait.

Ceux qui ont fait le grand séminaire de Nkolbisson à Yaoundé avec lui, savent qu’il est un fin-sportif. L’Abbé Alain Christian Beke ne le cache pas : « j’ai constaté que Monseigneur est un grand sportif. Nous jouions au football dans l’équipe du grand séminaire. » Un talent qu’il a certainement entretenu depuis sa tendre enfance.

De la noblesse

Monseigneur Christophe Zoa est né le 10 juin 1961 à Yaoundé, de la famille Ottou Tamba, appartenant à l’ethnie Ewondo. Très brillant à l’école et pendant tout le reste de son parcours, il est ordonné prêtre le 15 juin 1991. Le 30 novembre 2006, Christophe Zoa est nommé évêque auxiliaire de Yaoundé et évêque titulaire de Hilta.

C’est depuis le 31 janvier 2009, que ce prélat catholique camerounais officie comme évêque de Sangmélima, dans le département du Dja-et-Lobo, région du Sud au Cameroun. Mgr Christophe Zoa a succédé à Mgr Raphael Marie Ze. Il est le 4ime évêque du Diocèse de Sangmélima, depuis la création en janvier 1963.

Toujours souriant, ce serviteur de Dieu est d’une humilité à nul autre pareil. Il reste et demeure le même que dans son enfance. La confirmation est ainsi faite par l’Abbé Mathias Ngowo de Foumban, en court séjours à l’évêché de Sangmélima« Pendant ce séjour, j’ai constaté que Monseigneur Christophe Zoa n’a pas changé, il est encore une personne que nous avons connue hier, et qui est resté très proche de nous.  Il est encore l’ami, il est encore l’ainé, il est encore celui-là qui veut que ses cadets prêtres suivent les pas de Jesus-Christ. »

Adepte de la « fraternité sans frontière »

De ses 1,76 m, Mgr Christophe Zoa n’hésite donc pas à se rabaisser pour servir les autres, qui qu’ils soient. Ainsi le trouve-t-on très souvent à tables, avec ses invités, sans distinction de chapelles religieuses, d’appartenance politique ou ethnique et tribale. Sans discrimination ou marginalisation, il se rassure toujours que chacun est satisfait et content d’être là.

« Comme vous le constatez, ce que je tiens en main, est le souvenir d’une amitié très forte. Ce sont de nouveaux ornements qu’il me donne de porter dans la joie, pour travailler dans le champ du Seigneur. Je ne peux qu’être heureux d’être avec lui », fait savoir l’Abbé Mathias Ngowo, curé et doyen de la paroisse Sainte Catherine de Foumban à l’Ouest du Cameroun.

On est plein d’admiration pour lui

Ses paires, proches et autres êtres humains, ne cessent de le féliciter pour la construction de la Cathédrale Saint Joseph de Sangmélima, inaugurée le 27 avril 2019. Un gros chef-d’œuvre architectural, constituant un monument pour l’église du chef-lieu du Dja-et-Lobo. Ceci d’autant plus que cela a une capacité de 5.000 places assises à l’intérieur.

Monseigneur Christophe Zoa est en fait un modèle pour plusieurs prélats camerounais et étrangers. Raison pour laquelle, il peut être banal d’entendre des prêtres affirmer: « nous tenons à prier pour lui, pour que Dieu lui accorde la force, la santé, sans oublier les grâces dont il a besoin pour continuer de faire rayonner l’évangile dans ce diocèse.»

Arnaud Kevin Ngano

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