Mouncherou Amadou : « Ça ne vaut pas la peine qu’ils circulent »

Mouncherou Amadou, président national du Syndicat des chauffeurs du Cameroun (Synchcam), s’offusque du fait que les taximen n’ont pas été impliqués dans la gestion des activités de la CAN.

Etes-vous impliqué dans les activités de la Coupe d’Afrique des nations ?

Nous ne sommes pas impliqués, aucune réunion jusqu’à ce jour. Nous apprenons qu’il y a beaucoup d’activités, que toutes les voitures qui garent souvent devant les hôtels, ont été louer. Pourtant les taxis que nous représentons ont repeint leurs voitures, dans l’optique d’offrir leur savoir-faire pendant la fête footballistique. Nous sommes abandonnés à nous même. C’est vrai qu’on a encore espoir, on attend de voir ce qui va se passer.

Vous êtes sans ignorer que le secteur du transport est très sensible. On apprend que dans la ville de Yaoundé, les taxis ne peuvent pas arriver vers les stades et ce ne sont que les adeptes du transport clandestin qui ont la possibilité de le faire. Ainsi les jours des rencontres, nous demandons aux taximen de garer les voitures, pour ne pas déranger les gens qui partent au stade. Ça ne vaut pas la peine qu’ils circulent.

Que souhaitez-vous qu’on fasse au juste ?

On s’était apprêté : on a refait la peinture, on a procédé à la sensibilisation, on a poussé les chauffeurs à refaire leurs badges d’identification, pour assurer la sécurité des usagers, mais l’Etat ne nous accompagne pas.

Que les taximen aient le laissez-passer pour travailler partout où le besoin se présente. Ils peuvent également avoir une tenue vestimentaire particulière.

Est-ce qu’en leur demandant de garer leurs véhicules, cela ne peut pas être assimilé à une grève ?

Ils ont eux-mêmes déjà occasionné la grève en mettant les taximen à l’écart. Il y a les bus, les cars, les camions mais aucun taxi. A quoi s’attendent-ils ? Le gouvernement sait très bien qu’il nous provoque.

Et quel est le comportement des membres du syndicat en vers vous ?

Ce n’est pas facile. Nous sommes entre le marteau et enclume. Les chauffeurs de taxi nous accusent d’être complice. Ils disent que nous ne les aidons pas. Ils croyaient pouvoir gagner quelque chose. 

Propos recueillis par Arnaud Kevin Ngano

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