Mouvement d’humeur : Le bras de fer entre le gouvernement et des syndicats

Alors que le ministre des transports invite les acteurs de son secteur “ à vaquer normalement à leurs” occupations, des camions sont garés dans plusieurs régions du Cameroun.

Jeudi 10 octobre 2019. Le ministre camerounais des transports, Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe fait publier un communiqué radio-presse, annonçant une série de séances de travail avec les acteurs du segment de transport par camion. La première assise y relative, a lieu le mardi 15 octobre prochain à Yaoundé, dès 15 heures. Et en attendant ledit travail, le patron des transports au Cameroun, demande à travers ce même Communiqué, aux concerné de continuer à mener leurs activités en toute quiétude. Pourtant les membres du Groupement des transporteurs terrestres du Cameroun (Gttc), devaient entrer en grève le lendemain.

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D’ailleurs ce document qui fait suite, à en croire le membre du gouvernement, à une réunion relative au climat social dans le monde des transports routiers, semble n’avoir rien influencé. Depuis le 10 octobre dernier, de nombreux tranporteurs observent un débrayage. Que ce soit dans les régions du septentrion, à Bertoua où ailleurs, de nombreux camion sont garés. “90% des chauffeurs, ont exécuté le mot d’ordre de grève”, affirme Mohaman Nourou Razil, président régional du Gttc dans l’Adamaoua.

Transporteurs et chauffeurs de Camions marquent effectivement un arrêt de travail à Ngaoundéré

Mobilisation des syndicats

Le président Pierre Nyemeck Ntamack de l’Union nationale des camioneurs professionnels du Cameroun (Uncpc) a rejoint le Gttc dans cette expression de colère, le 11 octobre 2019. “Des centaines de camions ont garé à Hawaï (Yaoundé), à Mbankomo, à Boumnyebel et à Sombo. Ceci jusqu’à ce que le ministre Ngalle Bibehe cesse de jouer son petit jeu”, confirme ce leader syndical.

Camions garés à l’occasion du débrayage

Comme ci cela ne suffit pas, l’intersyndicale union pour le transport présidé pa Ahmadou Dika, rentre dans la danse, le 13 octobre. Selon les responsables de cette organisation syndicale, l’immobilisation des camions demeure et continue, tant que leurs problèmes, n’ont pas été résolus.

Les transporteurs de grumes ne manquent pas à l’appel

Ils se plaignent des tracasseries que leur font subir les éléments des forces de maintien de l’ordre, les services administratifs intervenant sur la route et le Bureau de gestion du fret terrestre ( Bgft). Ils exigent même, la dissolution de cette struture, coordonée par El hadj Oumarou Dandjouma, maire de Nkonsamba 1er. Les camioneurs mécontent qualifient le Bgft d’instrument d’arnaque.

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Arnaud Kévin Ngano

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