Mouvement d’humeur : une grève se prépare au Cameroun

L’annonce a été  faite par Patrice Samen, président de la confédération des travailleurs des transports et du secteur informel du Cameroun, vendredi 14 août 2020 à Yaoundé.

 

« Nous voulons travailler en paix. Ils vont nous tuer collectivement Lundi ». Lance le syndicaliste Patrice Samen vendredi à la bourse du travail de Messa à Yaoundé. Il s’exprime ainsi devant la presse, annonçant une grève générale des transports routiers du Cameroun, à partir du Lundi 17 août 2020, sur le triangle national.

Patrice Samen : “Les forces de l’ordre doivent mettre de l’ordre dans leur camps”. (c): A.K.N. Août 2020.

D’après lui, les taximen, conducteurs des cars de la ville de Yaoundé, ainsi que les moto-taximen, vont marquer un arrêt de travail, pour observer le sit-in devant la primature. Pareil dans les autres régions du pays, où les manifestants se rendront devant les services des gouverneurs, pour exprimer leurs mécontentements. « Les chauffeurs  de grumiers et ceux de camions marchandises vont aussi s’activer sur les axes routiers », informe Patrice Samen.

Les 8 signataires de cet autre mouvement d’humeur dans le monde des transports, estiment que les chauffeurs et les leaders syndicaux, sont victimes de « mépris notoire » de la part du gouvernement. Des travailleurs de ce secteur d’activité sont régulièrement abusé et parfois tués par les éléments des forces de maintien de l’ordre, à en croire ces mécontents. Autant de griefs contenus dans le préavis de grève adressé au premier ministre, Joseph Dion Ngute, le 10 août 2020.

50.000 tracts en confection au moment de la publication de cet article, seront distribués sur toute l’étendue du territoire national, à partir du samedi 15 août 2020, selon des indiscrétions.

Les syndicats des transports routiers du Cameroun, revendiquent en fait la libération du taxi que conduisait Rodrigue Kenfack Tsopkeng, bloqué à la Sécurité militaire (Sémil) depuis presque 6 mois. Une nouvelle orientation du comportement des forces de maintien de l’ordre face aux chauffeurs est également exigée, ainsi que la révision des salaires des conducteurs professionnels au Cameroun.

Concertation avec les chefs de camps. (c): A.K.N. Août 2020.

Sur la liste des doléances, Patrice Samen, demande aussi la suspension des dirigeants du Bureau de gestion du fret terrestre (Bgft), et la libération provisoire de Jean Marie Zambo Amougou, président de la Confédération syndicale des travailleurs du Cameroun (Cstc), détenu à la prison centrale de Yaoundé, depuis juillet 2017.

Arnaud Kévin Ngano

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