Municipale et législative 2020 : Lancement des chantiers « trompeurs »

Après l’annonce des élections du 9 février 2020, les chantiers arrêtés depuis plusieurs mois, voire des années ont repris dans la quasi-totalité des villes du camerounais en générale et à Maroua particulièrement.

 

2014 lancements du chantier de réhabilitation des routes dans la ville de Maroua. Les chinois abandonnent le chantier qui leur a été confié. La même année le chantier est confié au génie militaire, qui semble travailler pendant près d’un mois et après tout est aux arrêts. Jusqu’à ce jours, la ville est abandonnée à elle-même et les autorités et élites restent bouches fermées. Selon certaines sources, dont l’anonymat est préservé, il nous ait rapporté qu’après la nomination du ministre de la défense, l’ex gouverneur de la plus belle des régions, Joseph Beti Assomo, les responsables du chantier auraient détournés les fonds.

En effet, il ressort que le ministre de la défense en visite dans la ville, quelques mois après sa nomination, constate que rien n’a été fait sur les routes et pourtant les rapports arrivant à Yaoundé précisent que les chantiers progressent bien. Surpris et en colère, le ministre va donner un ultimatum. Mais  par la suite le jeu pour tromper la vigilance des populations reprend.

Aujourd’hui, seul le tronçon allant du pont rouge jusqu’aux services du gouverneur et celui du pont-rouge jusqu’à Relais porte-Mayo est construit. Bref presque construit. «  Nous avons assez des tromperies. Nous voulons dénoncer les détournements des fonds destinés à construire nos routes. Nos élites ne disent rien car ils sont trempés dans ce cercle. Le gouvernement ne prête pas l’œil sur leur projet et après il sera le premier à venir demander des voix électorales », s’exprime Mairama Balo du quartier « kakataré ». Comme elle, plein de riverains ont marre de cette situation.

Relance trompeuse et flatteur.

« Voici les élections annoncées. Ils ont déjà commencé à faire semblant de reprendre les travaux. Les maires et députés rénovent les forages et routes en mauvais états dans les quartiers. Certains avaient déjà commencé depuis septembre, ceci dans le but de justifier le budget 2019 », relate Laminou du quartier Pitoaré. Un état de la route qui freine les activités des véhicules dans la ville.

« Nous vivons dans un pays ou le gouvernent investi pendant les périodes électorale, achète le peuple par des discours très mensongers et des investissements mis en place pour être récupérés par des détournements de fonds. Nous avons assez, et nous risquerons faire comme le NOSO et ainsi le pays comprendra que rien ne va plus », déclare Salioum Ali, jeune commerçant au marché artisanal de Maroua.

« Ils initient pour détourner »

« Le constat est fait, les candidats aux élections initient des projets pour détourner après. Ces projets alléchants qui attirent les populations comme des abeilles vers le miel. Ils sont déjà en train de faire semblant de trouver des solutions aux problèmes que nous rencontrons ici. Mais cette année, s’ils ne mettent pas tous leurs promesses en exécution avant le 9 février, ils seront déçus et verront comment nous fonctionnerons désormais.», affirme Rachel Ngayakoui, étudiante en science politique à Yaoundé et ressortissante de Maroua.

 

Joël Godjé Mana

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