Musique-Luc Yatchokeu: « les acteurs ont pris du retard »

Le président du Conseil camerounais de la musique (CCM), Luc Yatchokeu, donne la raison pour laquelle les membres de cette association ne s’acquittent pas de leurs cotisations, mais avant, précise-t-il ce qui a favorisé le report de l’assemblée générale extraordinaire. 

Pourquoi l’assemblée générale extraordinaire du Conseil camerounais de la musique a-t-elle été reportée à une date ultérieure ?

La raison est toute simple. Premièrement, beaucoup d’acteurs se sont inscrit ce même 31 mars 2021, juste avant les travaux, et dans la salle, les 2/3 de personnes présentes n’étaient pas au fait des statuts. Vous êtes sans ignorer que dans toute organisation, il faut payer son adhésion avant de recevoir les statuts.

Les acteurs ont donc pris du retard, beaucoup ont estimé qu’il fallait venir payer sur place, mais se rendant compte qu’ils ne comprenaient pas les textes de notre association parce qu’ils ne les avaient pas parcourus de fond en comble, ils ont émis le vœu qu’on leur laisse le temps de mieux appréhender les statuts.  

C’est vrai que 2 tendances sont nées, certains qui voulaient qu’on en finisse, et l’autre qui demandait qu’on prenne un peu de temps. Nous sommes passé au vote, et finalement la majorité qui l’a emporté est celle qui voulait qu’on repousse la modification des statuts et les élections. Bref, on a décidé d’attendre un moment pour que les gens s’imprègnent des textes, avant qu’on arrête la date et le lieu de la tenue de l’assemblée générale extraordinaire du Conseil camerounais de la musique.

Concrètement, qu’est ce qui a été fait le 31 mars 2021 au Laboratoire de la musique de Bastos ?

 L’association a été présenté à tous ceux qui étaient nouveau, en leur disant ce qu’on entend par Conseil camerounais de la musique et Conseil international de la musique, auquel nous sommes affiliés. Raison pour laquelle nous avons eu l’honneur d’accueillir le Pr. Charles Binam Bikoi, secrétaire exécutif du Cerdotola et vice-président du Conseil international de la musique. Nous avons également fait le bilan de nos activités.  

Parlant justement du bilan, le secrétaire général a fait savoir que la véritable difficulté du conseil est liée à la mobilisation des contributions annuelles des membres. A quoi est dû ce manque d’engouement ? Est-ce parce que les membres n’y trouvent pas leur compte ? ou alors parce qu’ils ne subissent pas de pression ?

Vous savez, c’est notre environnement qui est comme ça. Au départ les gens étaient très zélés, en s’inscrivant la première année, beaucoup ont payé leurs frais d’adhésion. La deuxième année, beaucoup moins, et puis ils se sont arrêté là.

La raison en fait, c’est que nous avons tendance à attendre des autres, c’est-à-dire que quand un bureau est élu, tous les autres estiment qu’on juste venir leur donner de quoi mâcher simplement. Et pourtant c’est une association qui appartient à tout le monde. Nous devons tous participer à son évolution, même s’il est vrai que chacun doit savoir ce qu’il gagne en payant sa contribution.

On regrette que de nombreux membres se mettent à l’écart, en attendant un coup de bâton magique du bureau exécutif. Cela ne nous a pas empêché de continuer à travailler. Ce problème est aussi dû au fait que très peu sont des acteurs culturels qui gagnent leurs pains, ils ne sont pas bien rémunérés. C’est pour cela que nous souhaitons être soutenu par notre ministère de tutelle et d’autres instances que nous avons sollicitées. Mais tel n’a pas été le cas. Nous espérons qu’avec les nouvelles adhésions, on tirera les leçons du passé, pour rectifier le tir.

Propos recueillis par Arnaud Kevin Ngano

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