Naufrage de Makak : « Le ministre Ngannou Djoumessi veut renvoyer les bassa’a au maquis ? »

A Minka dans l’arrondissement de Makak, des voix s’élèvent pour se plaindre du gouvernement, après le naufrage du 7 juin 2022, ayant entrainé la mort de 7 enfants.

Rosalie Ngo Beguel, Aline Charlotte Gweth, Ange Lauraine Nkondock, Samira Mariama Beri, Josephine Françoise Mpom Batindi, Benoît Bruno Ndjock Beguel et Véronique Paulette Ngo Mangwang. Ce sont là, les prénoms et noms des 7 enfants de 3 à 18 ans, qui ont trouvé la mort dans le naufrage survenu le 7 juin sur le fleuve Nyong. Parmi eux, un potentiel bachelier

Jusqu’ici, 3 corps sur les 7, sont toujours dans le fleuve. Pourtant Pauline Irène Nguene Kendeck, ministre des affaires sociales, a célébré une messe en hommage aux décédés le 18 juin de cette année. « Messe à connotation politique », laisse-t-on entendre dans le département du Nyong-et-Kellé. « Cela fait un mois que le ministre des affaires sociales et sa suite, ont fait leur folklore aux berges du Nyong à Malombo, et puis silence radio », lance un habitant.

La colère

En effet les populations ruminent une colère contre Emmanuel Ngannou Djoumessi, ministre des travaux publics et le pouvoir exécutif camerounais. Selon les chefs traditionnels de l’arrondissement de Makak par exemple, « le ministre avait promis la mise en service du bac alors en réhabilitation, avant le 5 janvier 2022 ». Cette promesse et bien d’autres, n’ont pas été tenues.

Après le drame du 7 juin 2022, le quatrième du genre depuis 2016, les populations de cet arrondissement, exigent la construction d’un pont sur le Nyong à Makak et le bitumage effectif du tronçon Ngoumou-Makak-Eseka. Ceci pour ne plus vivre des tragédies de cette nature dans l’avenir.

Le cri des chefs traditionnels

Cela figure d’ailleurs dans le mémorandum des chefs traditionnels de l’arrondissement de Makak adressé à Paul Biya, président de la République du Cameroun. Réunis au sein de l’association dénommée « dynamique des chefs traditionnels de Makak », ces autorités expriment leur désarroi à travers ladite correspondance.

Même si le ministère des travaux publics précise qu’entre temps, une mission a été dépêchée sur les lieux, pour examiner les possibilités de réalisation de cet ouvrage qui viendra assurer de manière pérenne et dans les bonnes conditions de sécurité, la traversé du fleuve Nyong à Malombo, nombre de ressortissant de cette localité, estiment que « c’est du bluff ».

Selon eux, leurs populations attendent depuis belle lurette, le désenclavement de leur localité à travers des ouvrages programmés et jusqu’ici non réalisés.

Affaire à suivre…

Arnaud Kevin Ngano

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