ODS : Pour sauver l’Etat de droit

L’association à but non lucratif, dénommée Observatoire du développement sociétal (ODS), apporte son soutien accru aux camerounais, dans le but de faire garantir leurs droits fondamentaux.

Des maux qui gangrènent le Cameroun, les abus ou violations des droits, sont plus flagrants. Les plaintes fusent de partout, les dénonciations courent les rues. Les chiffres y relatifs, sont alarmants et ne font qu’empirer : selon la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés, la situation des droits de l’homme au Cameroun sur le plan politique, socio-économique et culturel, n’est pas reluisante. Ce constat est fait le 28 novembre 2019 à Yaoundé, la capitale du Cameroun.

Autant d’atteintes, qui donnent du grain à moudre au quotidien, à l’Observatoire du développement sociétal. Son coordonnateur général, Lilian Maurice Koulou Engoulou, le confirme lorsqu’il dit que ” face à un certain nombre de réclamations et plaintes qui fusaient de la part des citoyens, en tant que Organisation non gouvernementale, nous nous sommes sentis le devoir, à travers le dialogue et la médiation, de garantir ou d’aider à faire garantir les droits fondamentaux des camerounais”.

Le personnel de l’ODS, en plein travail.

D’ailleurs, il ne passe pas par 4 chemins, pour préciser que des hauts cadres de l’administration sont à plus de 80 %, à l’origine des plaintes que l’ODS reçoit chaque jour. “Nous recevons dans nos bureaux et ce tous les jours, des personnes qui nous soumettent des cas d’abus dont ils ont fait l’objet de la part des fonctionnaires ou des administrations publiques, des cadres d’entreprises publiques, parapubliques et même privés”, relève le coordonnateur général de l’observatoire. Il ajoute que “sans tambours battants, nous diligentons des actions qui aboutissent soit à des arrangements sous notre arbitrage, soit à des procès en justice avec notre assistance”.

En fait, depuis plus de 10 ans, cette plateforme de promotion des droits et de la bonne gouvernance, sert de “trait d’union entre les citoyens et les pouvoirs publics”. Et ces services de médiation de l’ODS, sont gratuits, apprend on. “Depuis sa création en 2009, et en sa qualité d’association à but non lucratif, l’ODS offre gracieusement ses services aux usagers à leur demande. Nous les aidons simplement à régler leur différends avec l’administration, les services publics et les entreprises publiques”, mentionne Lilian Koulou.

Lilian Koulou Engoulou, Coordonnateur général de l’ODS.

L’ODS défend aussi souvent l’image du pays. Ainsi a-t-il plusieurs fois apporté des précisions sur les crises dans les régions de l’Extrême-Nord, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, lorsque des Ongs comme Human rights watch accusaient l’armée d’être l’auteur de certains crimes sur des civils.

Arnaud Kévin Ngano

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