Panique : La militarisation de Yaoundé au Cameroun

Le quartier Nsimeyon III, communément appelé Damas, fait l’objet des rafles de l’armée, la gendarmerie et police, ce vendredi 3 juillet 2020.

Toutes les maisons du quartier Damas, doivent être fouillées de fond en comble. Toute personne suspectée de cacher quelque chose, est simplement embarquée par la police ou la gendarmerie qui sillonne le coin, situé dans l’arrondissement de Yaoundé III.

Ce déploiement des militaires, gendarmes et policiers fait suite à l’explosion d’une bombe artisanale, survenue la veille aux environs de 18 heures et 30 minutes au rond-point Damas. L’explosif contenu dans une “cocote-minute”, a été associé à une batterie de moto, servant de détonateur, à en croire une source militaire.

Une batterie de moto, associée à la marmite.

Le feu qui s’est propagé de ladite bombe le soir du jeudi 2 juillet 2020, a fait plusieurs blessés et des dégâts matériels, non sans accentuer la frayeur de la population.

Pourtant en journée, la police à donné l’impression d’être au parfum d’un trouble en gestation. Peut-être s’est-elle plutôt trompée sur le lieu. Puisque, presque tous les véhicules qui ont emprunté l’axe Melen-Obili, ont été fouillés par les agents de la sûreté nationale.

Les éléments des forces de défense arpentent plusieurs artères de la ville, principalement dans l’arrondissement de Yaoundé 6. Ils estiment que cette arrondissement abrite beaucoup de réfugiés internes, partis des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, à cause de la crise anglophone. 

Le phénomène est loin d’être nouveau dans la capitale politique. Depuis quelques temps, des individus s’amusent à faire éclater des explosifs et autres détonations, dans des lieux publics de distraction. Heureusement : pas de perte en vie humaine jusqu’ici.

Après l’explosion du 30 juillet 2019 dans un bar à Tsinga (ayant fait 3 blessés), les quartiers Emana et Melen ont suivi au mois de juin 2020, avant le quartier Nsimeyong III, précisément en face de la station Tradex du rond-point Damas, non loin du poteau sur lequel est fixé la caméra de surveillance.

Sans plus tarder, des dispositions sécuritaires sont élaborées, pour que cela cesse.

Arnaud Kévin Ngano 

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