Patrice Samen : « Le ministère a choisi les syndicats qui vont descendre sur le terrain »

Face à la résurgence de la maladie à coronavirus, le ministre des transports, Jean Ernest Massena Ngallè Bibèhè impose le respect scrupuleux d’un certain nombre de mesures aux usagers de tous les modes de transport. Seulement le président de la Confédération des travailleurs des transports du secteur informel du Cameroun, se plaint de n’avoir pas été consulté au préalable.

Comment percevez-vous le comportement du gouvernement camerounais en matière de lutte contre la pandémie de Covid-19 dans le secteur des transports ?

Malgré le fait qu’on ne nous a pas impliqué, nous estimons que le gouvernement est en train de se battre, il fait un travail qui est bien. Nous ne pouvons que nous contenter d’apprécier cela, comme des téléspectateurs. Nous suivons aussi tout cela à la radio comme le reste.

Concrètement, comment souhaitez-vous être impliqué ?

Vous savez au début, quand cette maladie a apparu, le ministère des transports avait pour coutume de réunir les acteurs, pour réfléchir ensemble. Tout le monde était impliqué. On débattait des mesures qui devaient être prises. Vous savez très bien que la littérature est une chose, et les applications sur le terrain, une autre. Aujourd’hui, il y a une petite discrimination qui est observée.  

Avec cette recrudescence du coronavirus, est ce que le président Samen a effectué une descente ou alors c’est de son bureau qu’il demande à être impliqué dans les discussions ?

Le ministère a choisi les syndicats qui vont descendre sur le terrain. S’ils le font avec leurs amis, ma descente ne servira plus à rien. Nos gens seront sensibilisés par les voies de radio et autres médias. Quand les journalistes arrivent ici pour me poser des questions sur les mesures prises par le ministre des transports, je ne connais pas quoi leur dire. On ne m’a donné aucun argument pour pouvoir encadrer les chauffeurs.

Si je descends maintenant, c’est pour véhiculer quel message ? Si le ministre des transports voulait que nous soyons partie prenante, on devait ne serait-ce que nous appeler, pour nous donner la conduite à tenir. Qu’à cela ne tienne, nous allons appeler nos camarades à la prudence dans nos différentes réunions.

Propos recueillis par Arnaud Kevin Ngano

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