Projet EDU-Cash : et si on rallongeait sa période d’opérationnalisation…

Ils sont nombreux, ces bénéficiaires et des prestataires, qui souhaitent que le projet « EDU-Cash 6 » soit relancé et s’étale sur l’étendue du territoire national.

Mardi 26 octobre 2021 en après-midi à Babadjou dans la région de l’Ouest-Cameroun, un dispositif inhabituel est érigé dans la cour de récréation de l’école publique bilingue de Toumaka. Des chaises sous des tentes, sont occupées par des parents d’élèves, des écoliers, des responsables de cet établissement scolaire et des membres de la société civile. Ils attendent tous, l’arrivée de Gisèle Tsangue, maire de la commune de Babadjou, pour procéder à la cérémonie d’inauguration des dons offerts par le Fonds des nations unies pour l’enfance (Unicef) en partenariat avec le ministère des affaires sociales, à travers le projet « EDU-Cash 6 ».

Des élèves dans un environnement saint

Il s’agit de 6 pièces de toilettes, d’un point d’eau et d’un bâtiment de 3 salles de classe, qui sont immédiatement utilisable après la coupure du ruban par madame le Maire. Si le bâtiment des salles de classe a été réfectionné, le forage et les toilettes ont été construites grâce à l’appui financier de l’Unicef (1.500.000 francs CFA), dans le cadre du projet « EDU-Cash 6 ».

Cérémonie d’inauguration présidée par Gisèle Tsangue, maire de la commune de Babadjou. ©: A.K.N.

Pendant cette cérémonie, Aloysius Achiangia, le directeur de l’école a le sourire au lèvre. Tellement est-il content de ce qui a été fait pour le bien-être des élèves. « Nous souffrons moins maintenant, dit-il, avant l’arrivée de ce projet, les enfants étaient obligés de parcourir une distance d’environ 500 mètres, pour aller chercher de l’eau à boire, ou devant leur permettre de nettoyer les salles de classe les vendredis ». C’est ce même sentiment qui anime la quasi-totalité des apprenants et encadreurs de cet établissement primaire publique. Raison pour laquelle, de nombreux remerciements ont été formulés à l’endroit du ministère des affaires sociales et de l’Unicef.

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Faciliter l’éducation des enfants

Au-delà de ces apports liés aux conditions de vie, des fournitures scolaires ont été offertes à 200 élèves déplacés internes, des actes de naissance ont également été confectionnés. « Par le passé dans des salles de classe, sur 60 élèves, on pouvait avoir 2 ou 3 livres. Mais grâce au projet ‘’EDU-Cash 6’’, nous comptons par classe, au moins 30 élèves qui ont presque tous les livres », témoigne Joseph Lonko, surveillant général à l’école publique bilingue de Toumaka à Babadjou.

Aloysius Achiangia, directeur de l’école publique bilingue de Babadjou: “Nous remercions le Minas et l’Unicef pour la modernisation de notre école”. ©: A.K.N.

Acculée par les déplacés internes fuyant la crise anglophone, cette commune du département de Bamboutos dans la région de l’Ouest a le privilège de faire partie des 6 municipalités accueillant le projet « EDU-Cash 6 ». Cette action menée sous l’encadrement du ministère des affaires sociales avec l’appui technique de l’Unicef grâce au financement de « Globals affairs Canada », vise à améliorer la protection sociale et l’éducation inclusive pour les ménages vulnérables.

Le processus

La mairie apprécie l’opération, non sans souhaiter le retour du projet. « Nous avons vraiment été soutenus par ce projet ‘’EDU-Cash 6’’. La présence des acteurs est visible sur le terrain. Ils ont fouiné, ils ont pris un échantillon de la population, et ils ont extrait de cet échantillon les personnes les plus vulnérables, qu’ils ont soutenu », explique Gisèle Tsangue, maire de la commune de Babadjou. Un éclairage plus approfondi est apporté par le centre social de Babadjou et les partenaires. Ainsi apprend on que « la sélection est faite après une enquête s’appuyant sur des informations fournies par le service social. Une étude ayant préalablement été menée au cours d’une concertation, sur les différents cas identifiés. Puis le ‘’scoring notation’’ (classement des cas de vulnérabilité en fonction du revenu mensuel) » sert de guide pour la suite, avant l’aide proprement dite.

Fidelis Njie Ewumbue, délégué régional des affaires sociales pour l’Ouest; “Le projet EDU-Cash a été bien coordonné par le Minas”. ©: A.K.N.

Le ministère des affaires sociales s’est bien organisé pour le succès de ce projet « EDU-Cash 6 ». C’est la révélation faite par Fidelis Njie Ewumbue, délégué régional des affaires sociales pour l’Ouest : « le ministère des affaires sociales s’assure que ceux qui seront identifier soient véritablement ceux qui en ont besoin. Dans ce cadre, nous avons eu des rencontres d’échange avec l’Unicef qui a financé le projet et les organisations chargées de l’implémenter dans notre région, notamment ‘’Rhema care’’ et les autres. Il a aussi été question pour nous de donner des précisions. Il ne fallait pas par exemple, s’attarder sur les déplacés internes sans tenir compte des populations hautes ».

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A la fin du processus, 200 enfants dont 15% d’handicapés ont été assistés. Et puisqu’« il fallait s’assurer aussi que les populations hautes fassent partie de cette opportunité », 10 ménages vulnérables ont également été assistés.

Arnaud Kevin Ngano de retour de Babadjou

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