Prosper Essomba: « Baboule qui s’agite là, a été vomi par les camarades »

Le 28 août 2021 à Yaoundé, un bureau confédéral de 65 membres a été élu par des syndicalistes pour diriger la Confédération syndicale des travailleurs du Cameroun. C’était à l’issue d’un congrès unitaire qui essui aujourd’hui, des contestation. Prosper Aimé Essomba, 1er vice président de cette Cstc apporte un éclairage sur ce qui se passe au sein de cette confédération.  

Comment se porte la Cstc en ce moment ?

De mon point de vue, la Cstc se porte bien actuellement . Après le congrès unitaire du 28 août 2021, c’est la sérénité qui prévaut au sein de notre confédération. Vous savez bien que par le passé, il existait trois fraction à la Cstc: celle de Jean Marie Zambo Amougou, celle de Moussi Nola et Celle de Patricia Gwandi. Elles se sont toutes retrouvées autour d’une table pour le bien des travailleurs. 

Nous avons ainsi fait taire nos querelles et nous nous sommes dit qu’il faut aller à l’élection pour qu’un consensus découle de ce scrutin. C’est ce qui a été fait le 28 août 2021, on peut s’en réjouir.

Seulement que votre bureau est contesté par certaines personnes Prosper Essomba ?

Ce sont en fait ces mêmes personnes, qui sont à l’origine du désordre à la Cstc. Ils ne veulent pas baisser la garde. Ils manipulent certaines presses écrites, qui ne maitrisent pas la question.

L’administration était représentée au congrès du 28 août 2021. A l’issue de ce congrès, un président a été élu, un bureau confédéral de 65 membres a été élu, et nous travaillons sur le terrain.

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Ces gens qui veulent nous combattre, se disent qu’ils sont adoubés par le ministère du travail et de la sécurité sociale, pourtant le gouvernement ne nomme pas des gens à la tête du syndicat. Le ministère du travail à travers le greffier des syndicats, est certes notre tutelle, puisqu’il doit suivre et superviser ce que nous faisons. Mais que ces gens qui se bombent le torse en disant qu’ils sont soutenus par le ministère du travail, se détrompe.

Les travailleurs ont dit non au désordre ! Nous savons que ceux qui profitaient de ce désordre pour engranger des points, sont mal à l’aise. Qu’ils comprennent que le syndicat ne leur appartient pas.  Par qui ont-ils été élu ?

Je peux vous rassurer Arnaud, qu’après le congrès, il y a accalmie. Juste deux ou trois personnes que je ne citerai pas ici, instrumentalisent la presse, pour semer le trouble à la Cstc.    

Que faites-vous au quotidien pour taire ce bicéphalisme au sein de la Cstc ?

Il n’y a pas de bicéphalisme ! Nous sommes allé à un congrès unitaire, un bureau a été élu, où à la tête, on a le camarade Eugène Makembe, président confédéral résidant à Douala. Baboule qui s’agite là, a été vomi plusieurs fois.   

Comme la convention de l’Organisation internationale du travail le recommande, nous avons sollicité l’intervention d’un médiateur. C’est d’ailleurs lui qui a mené les travaux jusqu’au congrès. Sa mission se poursuit, il continue de travailler tant que les agitations se continuent. Que ceux qui s’embrouillent la continuent, mais qu’ils sachent que le mensonge a de très courtes jambes.  

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Je reprécise qu’un congrès véritablement unitaire a eu lieu et un bureau élu. C’est ce bureau qui a à sa tête Eugène Makembe qui est légitime.  Moi je suis le 1er vice-président, l’équipe est constitué de 65 membres de la Cstc, pas les connerie qu’on vous a raconté là. Ces gens parlent même des choses qu’ils ne maîtrisent pas. C’est honteux, déplorable et lamentable !

Propos recueillis par Arnaud Kevin Ngano

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