Prosper Essomba : « dans le secteur des taxis, le ministre des transports a été déçu »

Le président du Syndicat national des chauffeurs de transport périurbain, urbain, interurbain et rural du Cameroun (Synctrapuircam), remercie le ministre des transports ? Jean Ernest Massena Ngallè Bibèhè pour la confiance qui lui a été réitérée lors de la descente inopinée du 12 mars 2021.

Quel appréciation faites-vous de la descente effectuée par le ministre des transports ce 12 mars 2021 ?

Je voudrais déjà apprécier la descente du ministre, qui a voulu toucher du doigt, la réalité en ce moment où la pandémie fait davantage peur. Il a voulu s’assurer que les professionnels du transport respectent les mesures barrières. J’ai été honoré de le recevoir en premier. Je crois qu’il est parti de notre point d’embarquement satisfait du comportement affiché dans notre segment d’activité face à la maladie à coronavirus 2019. Cette descente du ministre est venue nous réconforter dans le travail que nous effectuons sur le terrain depuis le début de cette crise sanitaire.

Cependant, en poursuivant sa descente dans le secteur des taxis, le ministre des transports a été déçu. Les camarades du transport urbain n’arrivent pas toujours à comprendre qu’ils sont les plus exposés, puisqu’ils transportent des personnes qu’ils ne connaissent pas s’ils sont malades ou pas. Vous êtes sans ignorer que la transmission se fait plus dans le transport.

Il est donc plus qu’urgent que les professionnels des transports prennent conscience, qu’ils respectent les mesures barrières, en arborant les masques non sans pousser les passagers qu’ils transportent à le faire aussi avant d’entrer dans leurs véhicules. Ce n’est pas facile certes, mais il faut la contribution de tout le monde, pour emmener le gouvernement à contre carrer cet ennemi commun.

Concrètement qu’est-ce que le Synctrapuircam a eu à mener comme activités en matière de lutte contre la maladie à coronavirus ?

Au niveau du transport péri-urbain, nous avons des savons et seaux d’eau avec robinet dans nos points de chargement, pour permettre aux passagers, chauffeurs et motos boys de se laver les mains à l’embarquement et au débarquement. Nous imposons des cache-nez à tout le monde.  C’est la raison pour laquelle, le ministre nous a apprécié et nous a demandé de continué dans le même sens, car le Cameroun n’appartient pas à une personne, la santé des compatriotes doit nous interpeler tous. Nous allons doc continuer à demander à nos camarades d’appliquer les mesures barrières.  

Propos recueillis par Arnaud Kevin Ngano

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