Renforcement des capacités : les journalistes à l’école des droits de l’enfant

Vendredi 3 juin 2022, le ministère de la communication et le Fonds des nations unies pour l’enfance (Unicef), ont procédé à la formation d’une trentaine de journalistes, sur l’éthique, la déontologie et les droits de l’enfant.

Dans les médias au Cameroun, les journalistes diffusent et publient à tort et à travers, les images et identités des enfants. Pourtant ces tous petits, ont besoin d’être protégé, étant donné que ce sont des êtres vulnérables. C’est cela qui a poussé l’Unicef en partenariat avec le ministère de la communication et le Réseau des journalistes des droits de l’enfant et autres couches vulnérables (Réjodec), à organiser un atelier de renforcement des capacités le 3 juin 2022 à Yaoundé, la capitale camerounaise.

Journalistes web, femmes et hommes de radio, de presse écrite et de télévision ont pris d’assaut la salle dénommée ‘’salon Garoua’’ de l’hôtel Djeuga à Yaoundé, pour bénéficier de ce recyclage. Au-delà des dispositions protocolaires, pas moins de trois modules ont meublé cette activité. Droits de l’enfant et devoir de protection de son image dans les médias, principes de reporting éthique et élaboration des modules de bonne collecte et traitement de l’information liées aux droits de l’enfant, sont entre autre, les thématiques abordées pendant cette rencontre d’un jour.

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L’intérêt supérieur de l’enfant

« L’enfant a le droit d’être protégé contre toute immixtion dans sa vie privée, sa famille, son domicile, sa correspondance, et contre les atteintes illégales à son honneur », rappelle Fabrice Coula de la section Partnership advocacy and communication (PAC) à l’Unicef-Cameroun. L’intérêt supérieur de l’enfant doit être au-dessus de toute autre considération, insiste Alexis Mayong de la section protection de l’Unicef. Autant d’enseignements et d’exigences qui invitent les historiens du présent à « faire usage de finesse et de tact, lors du traitement de l’information sur les enfants », signale Dr. Corine Esse, consultante.

L’activité liée à la promotion des droits de l’enfant se prolonge en dehors des rédactions.

Cette formation se tient ainsi, à la veille de la célébration de la journée internationale des droits de l’enfants. Une commémoration souvent marquée par une série d’activités, s’étalant sur au moins une semaine. Raison pour laquelle ces travaux de Yaoundé, vont permettre d’engager une démarche partenariale avec les professionnels des médias, pour fixer collectivement des principes éthiques, déontologiques et pédagogiques sur l’utilisation de l’image des enfants.

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En fin de compte, cette première vague de journalistes a compris comment il faut se déployer en tant que vecteur de la promotion des droits et de l’image de l’enfant.

Arnaud Kevin Ngano

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