Rev Paul Zang : « Ils sont nombreux qui nous contactent chaque jour » pour le concept 1 bière=2 parpaings

Cela fait bientôt 3 semaines que l’Association charis ministries (ACM) a organisé une conférence à Yaoundé, visant à présenter la méthode et le comportement à adopter pour s’abstenir des plaisirs, dans le but de construire un logement. Le Révérend Paul Zang, président de ce regroupement, revient sur la question.

Où en est-on avec le concept : « une bière = deux parpaings ? »

Le concept « une bière = deux parpaings », a été expliqué lors de notre conférence du 05 mai dernier. Il faut noter que de ce concept est né le projet HABITAT-JEUNE qui vise à sensibiliser les populations et plus particulièrement les jeunes sur l’accès à un habitat décent pour tous, mais également à les accompagner afin qu’ils puissent bâtir. Actuellement le projet suit son cours, et nous travaillons à cet effet pour toucher le maximum de personnes et de jeunes. Nous sommes actuellement en train de travailler avec plusieurs Communes afin d’atteindre la réalisation effective de ce projet.

Comment procédez-vous pour toucher le maximum de personnes, de jeunes ?

Pour se faire entendre, il faut communiquer. La stratégie que nous utilisons est la sensibilisation. Nous sensibilisons au travers des médias (télé, radio, internet, presse écrite), sur nos différentes pages (Facebook, Instagram, Twitter) mais aussi nous faisons la sensibilisation de proximité c’est-à-dire nous parlons à notre entourage, à ceux que nous rencontrons, que nous les connaissions ou pas. Au-delà de cela, nous travaillons avec les organisations de jeunes (Associations, CNJC, CNASCC, Réseau des jeunes du Cameroun et bien d’autres).Nous prévoyons également faire des descentes bien organisées dans les écoles de formation, universités publiques et privées pour sensibiliser le maximum de personnes.

Combien d’adeptes et d’adhésions avez-vous déjà en ce moment ?

Nous ne parlons pas d’adeptes parce que ce n’est pas une doctrine. Mais nous dirons participants ou bénéficiaires. Ils sont nombreux qui nous contactent chaque jour (même de l’étranger) depuis l’annonce de la dernière conférence, qui veulent s’inscrire, construire leurs maisons, des conseils d’épargne, des plans d’architecture… .

Avez-vous au préalable mené une étude avant de concevoir ce concept ?

Personne ne peut se lever un matin pour commencer à parler d’un sujet qu’il ne maitrise pas, sans l’avoir au préalable étudié. Nous avons mené une première étude sur la population en général et nous avons constaté que plusieurs personnes ne bâtissent pas parce qu’elles :

  • Pensent que pour bâtir, il faut avoir un montant assez élevé
  • N’ont pas pour la plupart les ressources financières nécessaires pour bâtir
  • N’y pensent pas dans certains cas et préfèrent vivre en location
  • Ne savent pas comment s’y prendre.

Une deuxième étude est en cours de réalisation dans un cadre plus spécifique.

Vous avez associé plusieurs partenaires à ce concept. De façon terre à terre, qu’est ce qu’ils gagnent ?

Effectivement. Nous avons associé plusieurs partenaires à notre projet. Les entreprises partenaires sont des entreprises soit citoyennes, soit ayant pour actionnaire l’Etat, ou encore ayant un volet social, donc elles ne sont pas éloignées de leur objectif qui est de servir l’intérêt général.

Il est toutefois important de noter que le projet est d’abord un projet social. Les partenaires dans le cadre de ce projet accompagnent, aident, soutiennent. C’est ici l’occasion d’inviter toutes autres entreprises citoyennes qui souhaitent s’associer à ce projet de nous rejoindre afin qu’ensemble nous puissions aider les populations et la jeunesse en particulier vers l’accès à l’habitat.

Propos recueillis par Arnaud Kevin Ngano

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