Santé: de légères pertes enregistrées…

En examinant les dépenses publiques de l’année 2017, l’Institut nationale de la statistique fait le constat selon lequel le Cameroun a perdu seulement 2% des fonds régionaux de promotion de la santé pour les antipaludéens et 10% des formations sanitaires pour les médicaments qui ont fait l’objet du suivi.

C’est un taux faible certes, mais toujours inquiétant. Cela s’explique certainement par le fait que l’on applique des bonnes conditions de stockage dans les institutions sanitaires, peut-on croire.

« 83% des responsables des formations sanitaires ont déclaré que les bonnes pratiques de distribution et les normes de gestion tant au niveau central qu’au niveau intermédiaire sont respectées », révèle d’ailleurs l’Institut nationale de la statistique, au cours des ateliers régionaux tenus à Ngaoundéré et Garoua les 21 et 23 octobre 2020.

Les dépenses publiques au Cameroun. (c): A.K.N. Octobre 2020

Cependant, selon ces mêmes résultats issu de la troisième étude sur les dépenses publiques au Cameroun, « plus de 50% de formations sanitaires ont déclaré avoir connu des ruptures de stock pour les antigènes Bcg et rubéole-rougeole.» La durée variant entre 19 et 92 jours au niveau central, et, 29 et 79 jours dans les formations sanitaires.

Comme si cela ne suffit pas, l’enquête signale également des pertes de vaccin sur toute la chaine et par antigène. 11,09% pour l’antigène rubéole-rougeole à cause de la mauvaise conservation, 33% pour le Bcg et 9,7% pour pentavalent.

Mais les pertes enregistrées en 2017, ne sont pas seulement évaluées en terme de médicaments. Les dépenses inutiles sont aussi comptées. Raison pour laquelle, l’étude permet de constater que  « sur 100 personnels pris en charge sur le budget de l’Etat, 8 n’ont pas été régulièrement à leur poste de travail en 2017, dans les formations sanitaires. »

De plus,  « 80% des responsables des formations sanitaires, ont déclarés avoir été contraints de payer des pots de vin lors de l’exécution de dépenses, pour l’acquisition des biens et prestations de service.»

Mme Nana, point focal Ins Santé. (c): A.K.N. Octobre 2020

Plus grave encore, Mme Nana, point focal santé à l’Ins, qui fait cette présentation des données collectées sur le terrain, précise même que « plus d’un quart des responsables des formations sanitaires, ont déclaré n’avoir aucune documentation sur la gestion de la dotation du budget de fonctionnement alloué à leur structure en 2017.»

36% d’entre eux ne disposant pas de documents qui retracent les dépenses budgétaires. Autant d’éléments à remédier absolument dans le secteur de la santé, pour le développement du pays.

Arnaud kevin Ngano

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