Santé : un partenariat pour lutter contre les maladies vectorielles effectives au Cameroun 

Le Centre for Research in Infection Disease (CRID) vient de lancer au Cameroun un projet pour accroître la lutte contre les maladies transmises par les insectes vecteurs

 Par Guy Etom

 

C’était lors d’une conférence donnée à l’hôtel Mont  Febe, les 4 et 5 décembre dernier, que le CRID a lancé le projet dénommé PIIVEC (Partnership for Increasing the Impact of Vector Control). 

Le prétexte est tout choisi. Environ plus d’un milliard de personnes par an sont touchées par les maladies vectorielles et plus d’un million en meurent. Par maladies vectorielles, on entend bien-sûr le paludisme, la maladie du sommeil, la fièvre jaune, les filarioses, la dengue, le Zika etc. Ayant un impact sur l’économie des pays en développement, la lutte anti-vectorielle constitue un maillon essentiel des stratégies de lutte et de contrôle de ces maladies.

Le projet s’étend sur une durée de 5 ans (2018-2022) et est financé par le gouvernement du Royaume Uni à travers le  Global Challenges Research Fund. Trois pays d’Afrique subsaharienne sont bénéficiaires de ce projet, à savoir le Cameroun, le Burkina Faso et le Malawi. Dirigé dans l’ensemble par la  Liverpool School of Tropical Medicine (LSTM) en partenariat avec les instituts de recherche, des ONG et les programmes nationaux de lutte contre les maladies à transmission vectorielle. Au Cameroun, la coordination du projet sera assurée par le CRID, situé à Yaoundé au quartier Nkol-Eton.

Les objectifs visés par ce projet sont : 

  • développer des stratégies fondées sur des données probantes pour la lutte contre les maladies à transmission vectorielle en Afrique et accroître l’utilisation de ces données dans la prise de décision au niveau national ;
  • la mise sur pieds et le financement d’un comité national consultatif sur la lutte anti-vectorielle regroupant tous les acteurs nationaux, afin d’améliorer les échanges et l’intégration entre les programmes nationaux de lutte contre les maladies à transmission vectorielle ;
  • renforcer la résilience des pays africains face aux épidémies dues aux maladies à transmission vectorielle à travers le financement des projets de recherche opérationnels;
  • accroître le leadership des scientifiques et des biologistes africains dans l’élaboration des politiques mondiales sur les maladies à transmission vectorielle.

Le projet PIIVEC apportera donc au gouvernement un appui substantiel dans l’amélioration de la santé des populations. Former des jeunes scientifiques inscrits en Master et PhD sera aussi l’un des challenges de ce projet, avec en prime des financements aux jeunes chercheurs Camerounais.

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