Scolarité : le paiement des frais d’Apee est facultatif

Que ce soit au primaire ou au secondaire, dans les écoles publiques ou privées,  le choix revient aux parent d’élève de payer ou pas les frais d’Apee. L’annonce a été faite le 27 août 2021 au cours d’une conférence de presse, dans les locaux de la librairie des peuples noirs à Yaoundé.

« Le paiement des frais d’Apee n’est pas obligatoire. Les membres des bureaux des Associations des parents d’élèves et enseignants, ainsi que les chefs d’établissements ( primaire publics/privés, les lycées et collèges) ne doivent sous aucun prétexte, refuser l’inscription à un enfant, ou expulser ce dernier de l’établissement scolaire sous le prétexte du non-paiement des frais d’Apee », évoque Human rights and freedoms movement, organisation de la société civile.

Gérard Ndebi, le coordonnateur national de cette organisation précise d’ailleurs qu’il faut continuer à dénoncer cette violation du droit à l’éducation: « chers parents, en inscrivant vos enfants dès la prochaine rentrée scolaire 20212022, dénoncez afin de nous aider à traquer et à traduire en justice, pour violation du droit à l’éducation , les membres des bureaux d’APEE et les chefs d’établissements scolaires, qui conditionnent l’inscription des élèves, par le paiement préalable des frais d’Apee ».

Bien que l’on puisse faire confiance à cette annonce de Gérard Ndebi dont la crédibilité ne souffre d’aucune contestation, une hypothèse s’impose. Celle de subir les conséquences en catimini et en solo.

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Rachel Wala, veuve habitant dans la région du NordCameroun, craint par exemple que son enfant soit défavorisé si elle décide de ne pas payer ces frais. «  Il est bien vrai que c’est une bonne nouvelle, dit-elle, mais on peut courir des risques. Si je décide de ne pas payer les frais d’Apee, mon enfant peut être moins suivi par les enseignants au détriment des autres ». 

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A cette préoccupation, le coordonnateur  Gérard Ndebi  invite tous les parents qui seront victimes ou témoins de cet abus, de bien vouloir contacter le numéro de téphone: 6 96 31 57 47, dans le but de leur apporter son soutien.

Solange Daoussa (stagiaire)

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