Sécurité Sociale : 270 millions pour assurer les paysans camerounais

Le projet d’Assurance Agricole Indicielle initié par le Groupe de la Banque mondiale est désormais disponible.

270 millions de FCFA, pour les agriculteurs et les éleveurs des régions septentrionales. C’est la quintessence de l’accord signé récemment entre Gabriel Mbairobé, ministre de l’Agriculture et du Développement Rural et Fatou Assah, responsable du programme d’assurance agricole indicielle au Cameroun. Un partenariat qui vise à accompagner les producteurs de cotons, de sorghos, de maïs et les éleveurs de bétails des régions névralgiques du septentrion dans leur production.

Une initiative qui sera menée sur le terrain par deux principales assurance dont la renommée dans le cadre de ce type de service n’est plus à démontrer. Ainsi les assurances AXA et Activa, sont chargés d’appuyer ce programme pilote de deux ans qui permettra au-delà de cette assurance agricole indicielle de promouvoir auprès des agriculteurs et des éleveurs d’autres produits d’assurance supplémentaire à travers les multiples instances de liaison à l’instar des faitières, des coopératives, des établissements de microfinance et même les banques commerciales. Une couverture dont fait déjà bénéficier les deux multinationales à près de 8000 cotonculteurs de ces parties du Cameroun.

Une vision à grande échelle

Cérémonie de partenariat entre le MINADER et GIIF

C’est environ 135000 contrats d’assurance agricole indicielle d’ici 2020, que compte établir la Société financière Internationale(SFI), structure principale de mise en œuvre de ce programme, ceci dans l’optique de garantir à plus 700.000 ménages agricoles, une couverture exemplaire de leurs exploitations en ayant accès aux intrants afin de compenser les baisses de production qui pourraient survenir au cours d’une campagne.

Une vision structurelle qui selon Gabriel Mbairobé permettrait : « La stabilisation des revenus des producteurs qui deviendront moins dépendant des conditions climatiques ou encore de l’amélioration de l’accès au financement, puisque les assurances climatiques peuvent sécuriser les crédits de campagne ou l’achat d’intrants ». Un nouvel éventail s’ouvre donc pour le secteur rural des régions septentrionales camerounaises qui peuvent dès lors bénéficier du Mécanisme mondial d’Assurance Indicielle(GIIF) de la SFI. Un programme multi-donnateurs, crée pour promouvoir l’accès au financement et aux intrants agricoles en favorisant l’accès à une assurance abordable en vue de faire face aux intempéries et aux risques de catastrophe dans les pays en Développement ou Emergents.

Brice Ngolzok      

 

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