Septentrion: les chantiers à la traine

Face au retard du réaménagement des axes dans la ville de Maroua, les populations ont perdu l’espoir de circuler sur des voies de qualité 

 

Rues pleines de flaques d’eau, nids de poules, matériel de construction et gravier en abandon est là l’état des routes de la ville de Maroua. Pourtant un lourd budget a été alloué. En effet, le Chef de l’Etat en fin 2013, avait promis un projet d’investissement prioritaire. Les travaux ont donc commencé en 2014. Entre temps il y a eu suspension des travaux, puis les financements ont repris. Le projet devait s’achever en 2015, mais il a connu des difficultés de décaissement. Dès que les décaissements ont eu lieu, les travaux ont repris pendant une courte durée. Le deuxième décaissement a eu lieu l’année dernière. Entre 2015 et 2017, il y a eu d’autres dégradations qui se sont ajoutées par rapport aux premières. Celles-ci sont dues au retard observé par les travaux. L’enveloppe prévue a été revue à la hausse et les travaux ont repris.

 

Comment comprendre qu’un tronçon de 5 km allant du « Carrefour Djarma » au rond-point de la prison centrale de Maroua et l’avenue « kakataré » prend autant de temps. A cet effet, le Pr. Sali Pagou, de passage au Cameroun déclare : « Ne nous voilons pas le visage, il s’agit d’un détournement de fonds. Car toutes les conditions ont été réunies pour les faisabilités. Mais dès que les chinois ont abandonné le travail au Génie militaire le début du calvaire s’est fait ressentir. »

 

A titre de rappel, Jean-Claude Mbwentchou, ancien ministre de l’habitat et du développement urbain (Mindhu)  en visite en septembre dernier sur les chantiers routiers de la ville de Maroua avait  prescrit que les travaux préliminaires se fassent avec célérité. Il avait fait cette recommandation pour que le lancement des autres travaux physiques ne soit pas retardé. Les routes en piteux état des quartiers de la ville sont également en pleine réhabilitation. Et le Chef de l’Etat a répondu par une dotation spéciale de 90 millions de FCFA à trois communes. Mais à nos jours le contraire semble être fait. Nyobazac Innocent, habitant de Maroua, fait part de sa stupéfaction : « les routes ont été détruites pour être aménagées. Mais depuis 4ans, rien n’a été fait. Le quartier résidentiel « Pitoaré » souffre car le goudron a été détruit et la route est bondée d’eau et de boue et rien jusqu’à ce jour. Mais je suis étonné d’entendre dans nos médias que les travaux évoluent. Nous n’en pouvons plus. »

                                                                                                      

Joël Godjé Mana, stagiaire

 

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