Syndicalisme: les raisons d’un congrès avorté

Le congrès extraordinaire unitaire de la Confédération syndicale des travailleurs du Cameroun (Cstc), devant conduire à l’élection d’un nouveau bureau de ce grand groupement, a été suspendu le 18 février 2021 à Yaoundé, après des cris à la fraude poussés par certains participants.

Toute une journée, dans le vide. Le congrès confédéral extraordinaire unitaire du jeudi 18 février 2021, est à reprendre dans les jours à venir. La séance consistant à élire les membres du bureau de la Cstc ayant été interrompue ce jour-là, dans la salle tripartite du palais des congrès de Yaoundé.

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Au cœur de cette interruption et suspension: de multiples tripatouillages. « Le premier constat fait est que les participant n’ont pas été pris en charge, alors qu’une enveloppe à été dédiée à cela. Ensuite, tous les membres du groupe de travail qui en principe ne devaient pas postuler, figuraient sur une liste de candidature », explique Prosper Aimé Essomba, président par intérim de la Confédération syndicale des travailleurs du Cameroun (Cstc).

«Des voyous dans la salle»

A ces plaintes s’est ajouté les problèmes de mandat, c’est à dire, la mise à l’écart des électeurs, sous le prétexte qu’ils détiennent des mandats alors qu’ils ne sont pas inscrit sur la liste. « Il ont encore voulu exagérer, en passant par les mandats; pourtant ce sont eux qui ont délivré ces mandats. Ils veulent continuer à mettre du désordre à la Cstc pourquoi ? », s’interroge le syndicaliste des transport Prospèr Essomba.

Les participants au congrès de la CSTC, sont venus des 4 coins du Cameroun, le 18 février 2021. (c): A.K.N.

Toutes ces inquiétudes poussent ses partisans à bloquer le déroulement de l’élection qui semblait avoir bien commencé. « Nous avons le regret de constater que Essomba et son équipe, ont non seulement bourré les urnes, mais aussi ont-ils fait entrer des voyous dans la salle de vote, pour semer le trouble», déclare le groupe de travail chargé de l’organisation du congrès.

Le pouvoir organisations affiliées à la Cstc

Face à cet échec, tout est à refaire, comme l’atteste Célestin Bama, secrétaire à l’organisation de la Cstc. Selon lui, « tous les mandats sont échus. Les organisations syndicales constituées des unions, des fédérations sectorielles, des associations, des syndicats nationaux et départementaux affiliés à la Cstc, vont se réunir pour réorganiser le congrès ». Le pouvoir leur revient actuellement.

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Les plus de 200 congressistes qui ont fait le déplacement pour la concertation élective, vont ainsi à nouveau attendre une nouvelle convocation. Pour précision, la Cstc comprend 22 syndicats nationaux, 7 fédérations sectorielles, 28 unions départementales des syndicats.

Arnaud Kevin Ngano

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