Transport clandestin : Des chauffeurs bloquent la répression

Ils exigent la licence S5 et l’arrêté des petites voitures de une à 10 places, pour mener paisiblement leur métier de travailleurs dans le segment du transport périurbain et rural.

Deux jours après la date annoncée par le gouverneur de la région du centre, Naseri Paul Béa, pour le début de la répression dans le cadre de la lutte contre le transport clandestin, rien n’est fait. L’administration hésite. Les contrôles des acteurs des transports, membres du Syndicat national des chauffeurs du transport périurbain, urbain, interurbain et rural du Cameroun (Synctrapuircam), semble avoir encore été ajournée.

En effet, le 24 juillet 2019, jour prévu pour le lancement de la répression, les chauffeurs de véhicules du périurbain et rural, ont observé un débrayage dans les gares routières qui desservent la mefou et Akono, la Lékié, et la Mefou et Afamba. Ainsi, Mvog Atangana Mballa, Nsam, Coron et les grandes gares routières de Mokolo, étaient en grève ce jour-là, pour protester contre la mesure du gouverneur de la région du Centre.

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Pour désamorcer la grève, des responsables desdits pôles de chargement, ont été reçus en fin d’après-midi, par le délégué régional des transports pour le centre, Rose Nancy Ngatoumou, épouse Bela. La rencontre s’étant voulue très mouvementée, le délégué régional, a fait savoir qu’elle va plaider pour que le patron administratif de la région, commence les contrôles dans deux mois, le temps pour ces chauffeurs de se mettre en règle par rapport à la couleur de leur voiture, comme exigé.

Et pourtant il y a une polémique et contradiction entre les couleurs qu’exige le gouverneur, et celles qui ont été accordées par le premier ministère. « C’est la question des licences S5 et des couleurs qui cause problème. Mais de manière globale, c’est l’arrêté des voiture de une à 10 places qui a été travaillé depuis décembre 2015 par 5 responsables du Synctrapuircam avec 7 administrations et deux membres des communautés urbaines (celles de Douala et Yaoundé), jusqu’ici on a rien », affirme Joseph Biyoa, coordonnateur national et trésorier du Synctrapuircam.

Lors de ces assises, les travaux ont porté sur trois moutures : un décret et deux arrêtés. En 2016, le décret est sorti pour les cars. Presque un an après la licence S4 et l’arrêté sont sortis pour les cars. Autant de choses qui font croire aux conducteurs des petites voitures, que les cars ont tout eu, contrairement à eux.

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Arnaud Kévin Ngano

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