Transport interurbain : des promoteurs d’agences de voyage exigent une subvention

Au Cameroun, les transporteurs conditionnent l’adhésion au projet de suivi des bus par GPS, par la subvention du gouvernement.

« Dans tous les autres domaines du transport, l’Etat subventionne. Le transport des biens et des personnes par des agences, devraient également être subventionné ». Cette déclaration de Jacques Nkoma, Chef d’agence Finex voyage à Douala aux sortir d’une concertation à Yaoundé, prouve que les responsables des entreprises du transport interurbain, ruminent une colère.

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Ils reprochent au gouvernement, particulièrement au ministère des transports, de trop leur en demander sans leur venir en aide comme ailleurs. Pourtant, ils ont d’énormes charges et exigences financières.

Concertation des responsables des agences de voyages au Cameroun. AHALA, 6 juin 2022. (C): AKN

Lors de la concertation, les responsables des agences de voyage terrestre présent, ont clairement manifesté leur désaccord avec le projet de gestion et de suivi centralisé du transport routier interurbain à eux proposé par le ministère des transports. « La plupart des transporteurs ont déjà ce système installé dans leur bus. Leur demander de le faire à nouveau, c’est une charge qui est énorme », précise le chef d’agence de Finex voyage à Douala. Et c’est où le bât blesse.

On aimerait que cette situation soit prise en compte. Qu’on essaye de s’assoir pour voir ce qui peut être fait.

Les promoteurs des agences de voyage accusent le ministère de leur imposer la société Camtrack et MTN, sans aucune autre explication y relative. « Les transporteurs souhaitent que le ministre leur accorde une audience au cours de laquelle, ils vont poser la réalité de la situation financière de leurs entreprises », explique Jean Paul Claude Noah, secrétaire général de l’Organisation patronale des syndicats des transports et assimilés du Cameroun.

Jacques Nkoma, Chef d’agence Finex voyage à Douala.

Pour ce faire, un comité restreint des agences de voyages leaders sur le triangle national, a été mis en place. Son rôle : faire des propositions au ministre sur le système GPS-Camtrack. Car, dit Thomas Tatsinkou, Contrôleur à Princesse Voyage, « il faut que le gouvernement allège la tâche aux transporteurs. Nous ne pouvons pas accepter de payer cette contribution MTN-Camtrack ».

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Selon ce responsable, « tous ceux qui sont impliqués dans le processus de la circulation routière, c’est-à-dire le fonds routier, les visites techniques, les assureurs, doivent être impliqués dans le paiement de la somme que Camtrack et MTN sont en train de demander aux transporteurs ». D’après ses propos, le transporteur contribue déjà à travers le péage ou le fonds routier, la visite technique et les assurances.

Arnaud Kevin Ngano

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