Transport routier : Les chauffeurs employés préparent une grève

Le 21 août 2019, les employés du secteur des transports routiers du Cameroun, vont arrêter le travail dès 8 heures.

Le préavis de grève a été adressé au premier ministre, chef du gouvernement, le 8 août dernier. C’est une réactualisation de la grève générale initialement prévue le 6 février 2019, et suspendu le 1er du même mois, pour un mois, à la demande du ministre des transports. Le dialogue tripartite annoncé par ce membre du gouvernement, n’a jamais eu lieu.

Le collectif des syndicats des chauffeurs employés des transports routiers du Cameroun convoque à nouveau ce débrayage baptisé « moteur mort », pour dénoncer la clochardisation des conducteurs professionnels employés, le détournement massif des fonds issus des lettres de voitures émises par le Bureau de gestion du fret terrestre (Bgft), alors qu’ils sont destinés aux chauffeurs. Il s’agit de 2.000 francs CFA par lettre de voiture émise.

Une nouvelle équipe dirigeante

A cet effet, le collectif demande la réforme de la décision du 4 avril 1994, portant création du Bgft. Modification précise de ses articles 5 et 11, en incluant la désignation de nouveaux dirigeants à la tête de cette institution, étant donné que les mêmes sont là depuis 25 ans, et trainent assez de casseroles. Allusion étant ainsi faite au maire de Nkonsamba 1er El Hadj Oumarou Dandjouma, coordonnateur du Bgft et au député Rdpc dans le Moungo, un des départements de la région du Littoral, Pierre Sime.

Le collectif s’attaque surtout au pouvoir exécutif, en épinglant le secrétariat général de la présidence de la république du Cameroun, qui avait suspendu ladite réforme du Bgft, et le ministère des transports, qui entre autre accusations, entretient le transport clandestin, le désordre urbain et la délinquance routière. Le ministère des finances, celui des travaux publics, le ministère en charge du développement urbain, celui du travail et de la sécurité sociale, ne sont pas épargné.

La correspondance reçue par le gouvernement, ne manque pas de relever pour le décrier, « la discrimination et l’instrumentalisation » des syndicats par des autorités administratives.

Arnaud Kévin Ngano

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