Vacances utiles: l’heure de la débrouillardise

Pour préparer leurs rentrée scolaire prochaine, certains jeunes se lancent dans la vente de plantains et prunes braisés. c’est le cas de la nommé Chelsea, installé en face de la gendarmerie de mendong, à Yaoundé.

Chelsea n’a pas eu la chance de naitre dans une famille aisée comme d’autre enfants. C’est la raison pour laquelle, elle a fait du commerce des plantains et prunes braisés, son passe-temps favoris pendant les vacances. «  Je vends les prunes et plantains braisés chaque vacance pour acheter mes fournitures et payer ma pension scolaire », affirme cet élève de première D au lycée de biyem assi, en attente des résultats.

Pour cette battante, le quotidien n’est pas facile : « je me lève à 6 heure du matin pour acheter mon filet de prunes et mon régime de plantain au marché du Mfoundi. Ensuite, je rentre à mon emplacement sis à la gendarmerie de mendong et je commence mon activité dès 9 heures, pour terminer au environs de 20 heures » explique-t-elle.

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Les prix de ces produits varient régulièrement et cette instabilité constituent une grande perte pour cette vacancière. « Hier, j’ai pris mon filet de prunes à 65.000 francs CFA, et pourtant l’an passé j’avais un filet à 25.000 francs CFA », révèle-t-elle. Cette hausse de prix est due au fait que les safoutiers n’ont pas assez produits. « Certains clients trouvent qu’on vend trop chère et disent attendre la saison d’abondance», renchéri Chelsea, avant de dire : « j’ai jetée près de deux sauts de 5 litres de prunes qui se sont dégradées à cause de la chaleur ». 

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Pour ne pas se décourager, elle rumine de temps en temps les conseils que lui donne sa grand-mère : « travaille tant que tu as la force de le faire ».

Paradis Eda, Stagiaire

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