Violence sur les femmes: la campagne d’activisme se poursuit

L’association “Child safety country” qui soutient des initiatives féminines d’entrepreneuriat, a pris d’assaut la foire d’exposition de Bonapriso à Douala, chef-lieu de la région du Littoral au Cameroun, depuis le jeudi 25 novembre 2021.

Articles de mode, produits d’entretien, savoir faire culinaire… Des filles et femmes dont les droits sont souvent bafoués, mettent en exergue leurs potentialités au lieudit “espace bus rigolo” à Douala. C’est à l’occasion de la campagne des 16 jours d’activisme contre la violence basée sur le genre, lancée le 25 novembre 2021 dans le monde, et devant s’achever le 10 décembre de la même année.

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«Les femmes qui sont mis à l’honneur, sont des femmes qui se retrouvent dans des situations d’instabilité économique. Ainsi nous les accompagnons à l’auto-emploi et à l’entreprenariat », déclare Caroll Miloky, présidente de “Child safety country Cameroon. Ceci d’autant plus que la violence se transporte de l’aspect physique à l’univers économique (l’instabilité économique est une forme de violence).

La fragilité financière

Chaque année, cette campagne des 16 jours se déroule jusqu’au 10 décembre, Journée internationale des droits de l’homme. Le choix de ces deux dates a pour but de faire le lien entre les violences faites aux femmes et les violations des droits fondamentaux des femmes, définissant ainsi la violence basée sur le genre comme étant une atteinte aux droits humains.

La foire exposition en cours, met en lumière la fragilité financière des femmes. « Quand on n’a pas de moyens pour subvenir aux besoins de ses enfants, quand on a pas les moyens pour participer aux revenus de la famille, c’est une source d’insécurité, un pan de la violence faite aux femmes » explique la militante des droits humains.

le caractère physique de la violence n’est que la face visible…

L’installation de la crise sanitaire a fortement contribuée à l’accentuation de cet autre type de violence découlant de la perte de l’emploi, des revenues ou la faillite des activités. Comme pour dire en claire, que le caractère physique de la violence n’est que la face visible de l’iceberg.

La Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes et la campagne des 16 jours d’activisme contre la violence basée sur le genre voudraient en réalité rendre hommage aux victimes, réitérer le soutien aux survivantes de violence et consolider l’engagement à y mettre fin.

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Arnaud Kevin Ngano

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