Yaoundé :Le calvaire des taximen

Coincés dans les embouteillages dès 6heures du matin sur la nouvelle route nkolbisson, ils perdent du temps et gagnent moins d’argent.

Le jour s’est à peine levé que la situation devient préoccupante pour les automobilistes cloués sur place depuis plus de 30 minutes. Alors qu’il n’est que 6h ce vendredi 23 octobre 2020, klaxons et engueulades sont au menu chez les conducteurs. Se déplacer du carrefour nkolbisson pour le rond-point Mecc est un problème pour ces derniers. « J’ai fait plus de 40 minutes avec les mêmes clients sur environ deux kilomètres seulement. Cette situation me dépasse déjà. Nous perdons du temps et de l’argent », se plaint Mr Otekele un conducteur de taxi du matin.
Plusieurs plaintes se font entendre dans les véhicules. Chaque chauffeur de taxi veut prendre le maximum de passager possible et,dans cette bataille pour les clients, certains se permettent de se garer pratiquement en plein milieu de la chaussé. « Chacun veut passer devant, et personne ne veut patienter. Chaque homme est son patron a lui-même, car, personne ne peut parler fort à qui que ce soit », déclare Sylvie, une cliente se rendant au carrefour Mecc.
Fatigué de transpirer sur place, irrité par les bouchons qui se rallongent de plus en plus, et débordé par les insultes provenant de toute part, Moussa, chauffeur de taxi, décide de sortir de sa voiture tout énervé afin de connaitre la cause de cet embouteillage qui ne finit pas. A sa grande surprise, il apprend qu’un accident a eu lieu.
Deux motos taxis qui ont emprunté la voie inverse(interdite),Malheusement, l’un n’était pas concentré sur sa voie du coup n’a pas vu venir. Il y’a eu collision et l’un des motos taximen s’est ainsi blessé au niveau du genou. Les victimes ont étés évacués dans un hôpital sous la dirigeante des agents de la sécurité qui se trouvaient sur place.
Manque de discipline ?
Après avoir perdu plus de 20 minutes pour évacuer les accidentés, les automobilistes vont enfin circuler normalement. Malgré la mobilisation des policiers du commissariat centrale numéro2 de Yaoundé, il est très difficile de reculer la circulation. « Ces types d’incidents arrivent très souvent sur cet axe. Certains quittent leur voie pour aller plus vite même si c’est dangereux. Ceci ralentit les conducteurs qui n’arrêtent pas de se plaindre des bouchons », explique Marthe Judith une officière de police.
Afin de discipliner les automobilistes, la police a mis sur place ses agents un peu partout sur cette route afin de leur faire respecter le code de la route. « À partir de 10 heures, nous pouvons un peu souffler parce qu’il ya moins d’embouteillage. Dés16heures par contre, les bouchons reprennent et vont jusqu’à 23heures cette fois dans le sens inverse car la population rejoint les domiciles. Nous faisons de notre mieux pour maintenir la tranquillité », raconte le gardien de la paix Alain Guelle.
                                                                                                           Bouba Mounira

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