Yaoundé VI : les vacanciers et le petit commerce

Le marché Mvog-Betsi grouille de jeunes vendeurs ambulants pendant ce mois d’août.

Assit sur la véranda d’une boutique fermée, il se repose après avoir fait le tour du marché dans la matinée. Woumlack Gidane, 18 ans, exerce le métier de vendeur d’accessoires téléphonique depuis près de 3 ans déjà.  « Je suis sorti à 7 h et jusqu’ici je n’ai vendu que 700 francs CFA », lance-t-il.

La vie est un combat le jeune Gidane s’accommode même pendant les vacances à Yaoundé. ©: Ajara Fomekong.

Sa préoccupation sous-entend que l’activité a souvent été bien rentable au début des vacances. A l’approche de la rentrée scolaire, ses revenus ne sont plus satisfaisants. « Transporter ma marchandise est la seule difficulté que je rencontre ». Après s’être confié, il recharge ses articles sur sa tête et continue « son pointage ».

Vendeurs de « Bitter cola » et d’ustensile de cuisine (bassine, passoire…)

Il est 12 h passé de 30 min, c’est l’heure de la pause pour Espérance et Abraham. Deux petits vendeurs âgés respectivement de 12 et 13 ans, qui ont l’habitude de cheminer ensemble. Pour eux, la pause est primordiale. C’est un moment de pleine relaxation, où ils commentent les dessins animés qu’ils visionnent à travers la fenêtre d’un restaurant situé à un angle du marché Mvog-Betsi

Relaxation par des commentaires, au cours d’une dure journée de travail au mois d’août 2021 à Yaoundé. ©: Ajara Fomekong

Abraham vend les ustensiles de cuisine pour aider sa mère à vite épuiser ses stocks. Espérance quant à elle, est patronne d’elle-même. Elle transporte ses gousses de « Bitter cola » pendant toute la journée jusqu’au environ de 17 h, avant de retrouver le domicile familial.

Vendeurs de vêtements de sport

« J’achète les djoguins en détails à 35.000 francs CFA, et je gagne 11.500 francs CFA par jours », voila les revenus journaliers du jeune Francis venu en vacances dans la cité capitale. Originaire de Mbouda et élève en classe de Première D, il se prend en charge lui-même, depuis déjà 2 ans. Si jeune et indépendant, il a su quoi faire pour occuper ses vacances. Comme ses autres camarades, il se plein de la fatigue que cette activité entraine. Néanmoins, le gain est « encourageant » affirme-t-il.

Convaincre les clients en ce mois d’août 2021, n’est pas facile selon les commerçants ambulants de Yaoundé. ©: Ajara Fomekong

Pendant les grandes vacances, le commerce est l’activité la plus pratiquée par les jeunes et c’est dans l’espoir de vivre des jours meilleurs, qu’ils se battent pour atteindre leurs objectifs.

Ajara Fomekong, Stagiaire

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