Zambo Amougou et les présumés détourneurs, lynchés par d’autres pensionnaires de Kondengui

La scène se déroule dans la nuit du lundi 22 juillet 2019.

Une révolte ouverte contre l’autorité, s’est transformé en braquage à la prison centrale de Yaoundé, située au quartier Nkondengui. C’est le moins que l’on puisse dire de ce qui s’est passé dans les quartiers spéciaux 7, 11, 13 et 14, le 22 juillet 2019. Le mouvement d’humeur des prisonniers de la crise du Nord-Ouest et du Sud-Ouest (NOSO), ayant un mémorandum à l’endroit du gouvernement pour la libération de tous les détenus et l’amélioration des conditions de vie en milieu carcéral, ainsi qu’un système judiciaire juste, tourne en occasion de reprise d’exercices des grands bandits. Ils étaient des centaines, croit-on savoir.

Dans cette mouvance, Jean Marie Zambo Amougou et d’autres accusés de détournement de deniers publics (Ddp), ont été violemment agressés par trois prisonniers. Les agresseurs menaçaient de les poignarder non sans les ligoter, s’ils ne leur donne pas de l’argent, des bijoux et des portables. Le président de la Confédération confédéral des travailleurs du Cameroun (CSTC) et les autres ont été sauvé par les membres du Bureau intérieur chargé de la Discipline.

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Le vice-président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun, Mamadou Motta, a eu à s’adresser aux survoltés en les invitant à l’apaisement sans harcèlements ou violences sur personnes détenues et personnel de l’Administration Pénitentiaire.

Selon des sources internes, les agresseurs sont des assassins, des violeurs et des adeptes de Boko-haram.

Arnaud Kévin Ngano

 

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